Le Conseil fédéral peut manipuler les citoyens sans être inquiété. Le Tribunal
fédéral décide effectivement qu’on ne reviendra pas sur une décision populaire
prise avec seulement 0,5% d’écart de voix par des citoyens bernés par le conseiller
fédéral Hans-Rudolf Merz, même si ce dernier admet que le peuple a voté en totale
méconnaissance de cause, il refuse même d’adresser des critiques au Conseil
fédéral dans le formulation de sa prise de position.
La Suisse va dans le mur, tous les coups sont permis au plus haut échelon de l’Etat, ceci est
maintenant confirmé officiellement avec la non entrée en matière du TF sur « l’affaire Merz », ou
plutôt « l’arnaque Merz ». Dans un climat de démantèlement social sans précédent, avec une
mainmise des lobbys et un tel laisser-aller totalement antidémocratique, le parti socialiste doit
quitter ce gouvernement. Vous avez l’habitude d’entendre la gauche de la gauche adresser cette
demande au PS, mais qui peut démontrer que nos craintes de cautionnement d’une politique à la
botte des lobbys ne se confirment pas clairement dans les faits aujourd’hui ?
Une majorité de pays industrialisés sont gouvernés avec une vision à court terme, et la Suisse
n’échappe pas à cette règle. Notre Conseil fédéral manque de vision politique, et sa tâche
essentielle serait pourtant de garantir sur le moyen et long terme la prospérité et la paix sociale
dans notre pays, mais il préfère servir les lobbys avant le peuple, quitte à devoir lui mentir,
et en toute impunité, il faut que ça change. Seul un renversement de majorité peut permettre
d’atteindre ce but. Nous devons aussi promouvoir de nouvelles solidarités avec un «reste du
monde» qui ne permettra plus désormais que soient exercées de nombreuses ignominies,
comme le fait que notre pays soit pendu aux mamelles de l’injustice et du détournement fiscal
international. Il faut des réformes profondes, pour éviter de devoir subir bientôt une pression dans
laquelle nous n’allons plus rien pouvoir négocier.
En 2011, nous pouvons déjà affirmer que la facture des conséquences directes des multiples
démantèlements sociaux en cours sera très salée pour l’ensemble de la population dans
les années à venir. Les récents abus de confiance exercés par nos dirigeants, à l’instar du
titanesque mensonge d’Hans-Rudolf Merz pour étayer son opposition au référendum contre la
seconde réforme de la fiscalité des entreprises, balayant ainsi ce référendum pour seulement
0,5% des voix, ou les mensonges maintenant admis de Pascal Couchepin sois disant sur l’autel
du «bien collectif» pour éviter à la caisse unique de passer le cap des urnes, ne doivent plus être
des manipulations de l’opinion tolérés à l’avenir. Dans de tels cas, on doit pouvoir invalider une
votation, voir punir les auteurs de tels mensonges d’inégibilité à vie, et d’amendes exemplaires si
nécessaire, car là réside l’enjeu du maintien d’une réelle démocratie, ni plus ni moins.
Appuyé par ces récents évènements, et ceci cumulé avec l’observation des agissements
des deux élus socialistes actuels au Conseil fédéral, dont une mène une politique de l’asile
digne de la pire droite, et l’autre annonce déjà la couleur de prochaines coupes sociales à
opérer, le parti socialiste doit maintenant réfléchir à quitter rapidement ce gouvernement. Ceci
permettrait de pouvoir clarifier un réelle politique de gauche (car nous espérons qu’il en subsiste
encore une à la tête de ce parti), et espérer ainsi pouvoir renverser la majorité de droite ultra
dominante aux prochaines échéances fédérales de 2015. Mais pour changer nos majorités
gouvernementales, le travail doit commencer dès le lendemain des élections fédérales, sans
s’enfoncer lamentablement dans cette politique de démantèlement social, y participer, ou encore
pire, l’organiser par le truchement d’élus socialistes très collaborants au Conseil fédéral.
Frédéric Charpié – Secrétaire national

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