Six points d’action

La Gauche s’engage pour des changements politiques radicalement écologiques, radicalement sociaux, avec une défense radicale des libertés individuelles et des droits démocratiques au niveau suisse comme au niveau mondial. Les points forts d’action suivants ne constituent pas un programme exhaustif, ils doivent être compris comme des lignes générales d’action, qui présentent ce pour quoi La Gauche s’engagera dans un avenir proche aux niveaux communal, cantonal et national. La Gauche rendra compte chaque année de ce qu’elle a entrepris concrètement sur la base de ces points. Les militants planchent actuellement sur ces 6 points qui sont amendables lors du congrès fondateur qui aura lieu le 29 mai 2010 à Lausanne, ils sont donc considérés comme provisoires avant la version finale amendée et votée par les militants.

1. Droit à la sécurité de l’existence
La sécurité matérielle de l’existence est la condition de toute émancipation. La Gauche soutient toutes les initiatives visant à assurer à tous, avec ou sans activité rémunérée, rentiers, personnes en formation, une vie digne. Elle s’engage en particulier pour des salaires minimaux décents et un système de retraite adéquat sur une base solidaire.

2. Codécision pour tous
La Gauche s’engage pour que tous les hommes et les femmes résident sur le territoire suisse puissent le plus largement possible participer aux décisions qui les concernent. Elle s’engage pour le droit de vote et d’éligibilité des étrangères et étrangers et défend le droit à la citoyenneté pour toutes les personnes nées en Suisse.

3. Libertés citoyennes plutôt qu’Etat policier
La Gauche reconnaît et soutient le rôle de l’Etat dans la garantie des besoins fondamentaux et dans la correction des inégalités sociales. Elle se prononce toutefois clairement contre toutes les tendances au contrôle et à la répression de comportements privés et de modes de vie différents. Elle combat toutes les formes de droit d’urgence et de lois d’exception pour des groupes particuliers. Elle refuse résolument l’illusion d’une société sécuritaire basée sur des mesures surpréventives par la multiplication des interdictions et la surveillance.

4. Changement de cap écologique
La Gauche remet en question fondamentalement la logique des modèles de croissance conditionnés par le profit, la surconsommation et la surexploitation du sol et des ressources naturelles. Elle examine et s’engage pour des modèles décentralisés d’approvisionnement comme alternatives possibles aux grandes structures globales d’approvisionnement et aux structures commerciales, notamment dans le domaine de l’énergie et des produits agricoles. La Gauche s’engage fortement pour qu’un comportement écologique soit à la portée de tous et pas seulement un privilège pour les plus riches.

5. Compensation sociale par la redistribution
La Gauche s’engage pour que les budgets publics soient financés selon le principe de la capacité économique des citoyennes et citoyens, elle rejette les privilèges de classe comme les forfaits fiscaux. La Gauche lutte contre les modes de financement non solidaires comme les primes de caisse-maladie et contre le remplacement d’impôts directs progressifs par des impôts indirects à la consommation. La Gauche veut un impôt successoral helvétique pour plus d’égalité des chances et empêcher la féodalisation de la Suisse.

6. Participation solidaire au lieu de profits abusifs privées
La Gauche veut à terme une société solidaire sans exploitation. Les besoins sociaux fondamentaux : l’accès à la formation et à la santé publique, l’approvisionnement en eau et électricité, les ressources énergétiques de réseau (gaz, etc.), les transports publics, les réseaux de communication et infrastructures essentielles, et l’élimination des déchets appartiennent aux pouvoirs publics et doivent être sous le contrôle démocratique direct de la population. Les entreprises visant bénéfice commun comme les coopératives doivent être largement favorisées par rapport aux entreprises orientées vers le profit privé. La propriété, et spécialement la propriété foncière, doit être liée à un devoir social. Les travailleurs et travailleuses qui produisent les biens et services ont tous et toutes un droit de codécision et de participation équitable au succès économique.

14 mai 2010, 21:19 par Guillaume Crettaz. Commentaires (1).

Un commentaire »

  1. Ces six points d’action me semblent assez éloignés des piliers fondateurs du communisme de l’URSS… J’ai peur de mal comprendre…

    Commentaire par Stéphane — 23 mai 2010 @ 17 h 20 min

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